Familles Bonin

 

Cécile Bonin



Funérailles de Cécile le 12 octobre 2015

Hommage

Depuis les 6 ou 7 dernières années, Cécile nous a quitté peu à peu parce que la maladie d’Alzheimer a fait son œuvre et que sa mémoire a laissé des grands pans de sa vie dans un grand vide. Nous avons suivi l’évolution de cette lente maladie avec beaucoup de tristesse et avons perdu lentement l’essence de ce qu’elle était.

Mercredi dernier, elle nous a quitté tout doucement, elle a certainement retrouvé son Dieu et nous croyons que là où elle est, elle peut retrouver sa mémoire.

Pour l’aider à retrouver cette mémoire perdue, et nous rappeler sa douce présence, nous voulons ensemble l’aider à se remémorer ce qu’elle a réalisé et ce qu’elle a été.

Cécile,

Nous voulons que tu te rappelles de ta grande générosité et de ton accueil chaleureux. Combien de fois as-tu convié à ta table, frères, sœurs, neveux, nièces, amis autour d’un bon repas précédé de ta fameuse soupe tant appréciée. Le plaisir que tu y retrouvais, les sourires que tu y distribuais faisaient de toi une hôtesse unique.

Il faut aussi que tu te rappelles de ton amour de la nature. Pour illustrer cette passion, nous reprendrons un extrait d’un texte qui tu as écrit lors d’un concours dans la revue de l’AFÉAS en 1980

« Je veux aujourd’hui vous parler d’un jour un peu spécial. L’automne tel que je l’ai vu et senti de ma fenêtre ouverte, un bel après-midi de fin de septembre.

C’est l’été qui lance un dernier bonjour avant de s’enfuir.

Il fait bon, après plusieurs jours de grisaille et d’humidité, mettre son esprit en éveil pour jouir un dernier moment de la douceur de ces heures chaudes et ensoleillées.

L’Artiste divin touche à chaque instant le beau tableau de la nature. Il y ajoute des couleurs nouvelles, des parfums différents et des musiques douces. »

Il faut que tu te rappelles de ta grande énergie. Souviens-toi de tes longues journées. En été, après avoir travaillé dans tes deux grands jardins, fait ta besogne à la maison, les repas, tu devais faire le train parce que les hommes étaient au champ et tu finissais ta journée en déchargeant trois voyages de foin. Finalement, tu trouvais encore le temps de nous préparer un sundae aux fraises pour nous récompenser.

Il faut que tu te rappelles de ton engagement social. L’AFÉAS, la mise en place de la bibliothèque à St-Guillaume, la défense des droits des femmes collaboratrices en agriculture ne sont que quelques exemples de ton implication dans ta communauté. Au sein de ces mouvements, ton leadership, ta force tranquille ont permis de contribuer à faire évoluer les mentalités.

Aussi, il faut que tu te souviennes de ton écoute et de ta grande compréhension. Tu prenais avec les gens le temps de t’arrêter, de les écouter, de ne pas les juger et de leur offrir ton soutien dans les moments où ils en avaient besoin.

II faut aussi te rappeler que tu es une femme de foi. Encore une fois, le texte que tu as écrit nous permet d’en comprendre la mesure. Je te cite :

« C’est la grande paix. Je sens mon âme imprégnée à fond de cette douceur. De mon cœur s’élève une prière de gratitude envers le Créateur, qui nous a donné la faculté de sentir et de goûter le beau et le bien »

On aimerait aussi que tu te souviennes de ton désir d’apprendre et d’enseigner. Rappelle-toi ton premier métier de « maîtresse d’école » que tu as exercé avec passion, tes voyages qui t’ont ouverte à d’autres horizons. Ton intérêt pour la lecture, que tu as voulu partager, t’a amené à mettre en place la bibliothèque de St-Guillaume. Finalement ce goût, tu nous l’as transmis en nous accompagnant dans nos apprentissages scolaires.

Rappelle-toi comment tes petits-enfants étaient importants pour toi. Tu avais toujours un bon mot pour chacun d’eux, une attention particulière, un cadeau à leur anniversaire et surtout du temps à leur consacrer. Tu étais leur petite MAMY

Rappelle-toi que pour nous, tes enfants, tu étais un phare, un havre de paix qui nous faisait oublier les turbulences de la vie. Tu étais notre petite MAMAN.

Et finalement, souviens-toi de ton amour pour Guy, ton cher mari, avec qui tu as partagé 50 années de ta vie. Il a été ton amoureux, ton compagnon de route, ton partenaire, ton complice. Tu étais sa CÉCILE.

Voilà, en quelques mots, les grands traits de ce que tu as été pour nous et de ce que tu laisses en héritage. Continue de veiller sur nous et ton sourire sera à jamais gravé dans nos cœurs.

Texte lu par sa fille Martine.

(Les cendres sont enterrées au cimetière de St-Guillaume)

Titre de la chanson : : Perce les nuages
De :Paul Daraîche

Perce les nuages
D'ici jusqu'au large
Oh grand soleil, tu m'émerveilles
De plus d'horizon
Porte tes rayons
Réchauffe-moi, j'en ai besoin

Toi le vent de la mer
Va dire à ma mère
Combien je l'aime et comme elle est belle
La belle horizon
Porte mes chansons
Chante-les lui à son oreille

Elle se repose aujourd'hui
Où elle vécut avec lui
La plus grande partie de sa vie
Mais seule elle est retournée
Au village où je suis né
Là où mon père est enterré

Étoile de la nuit
Dis-lui bien ceci
Qu'on est toujours auprès de lui
Qu'il est dans nos cœurs
Comme une lueur
Qui brillera toute la vie

Elle se repose aujourd'hui
Où elle vécut avec lui
La plus grande partie de sa vie
Mais seule elle est retournée
Au village où je suis né
Là où mon père est enterré
Là où mon père est enterré
Là où mon père est enterré

Chanson interprétée par Guylaine accompagnée par son ami Jean François Leger.